L’été, beaucoup veulent bronzer possible à tout prix (alors qu’ils pourraient aussi bien bronzer à Toulon)... ils devraient refaire leurs calculs.
Prenons l’exemple de Brigitte Bardot... jadis sublime nymphe qui passait la moitié de son temps à poils (ce qui devait plus tard lui inspirer plus tard son affection débile pour diverses créatures qui de toute façon ne savent pas ce qu’est un t-shirt), le tiers en bikini et le reste dans des bouts de tissus à peine plus grands. Elle faisait la conquête de milliadaires faisaient ensuite pleuvoir des roses sur la Madrague. Tout ça était donc totalement n’importe quoi, mais pour quelle raison, peut-on se demander ?
“-oh oui on peut.”
Bien. C’est parce qu’un jour dans les années 50, Roger Vadim a décidé de filmer Bardot bronzer sur une plage de Saint-Tropez.
Grosse erreur ! De bronzer autant, pas de filmer (enfin, disons que c’est pas le sujet).
En effet, une surexposition au soleil conduit, au bout de quelques années, au résultat d’un lifting à l’envers : la peau se détend, au bord d’une piscine, un verre de diabolo menthe à la main sur un fond de Saint-Germain. La "glande classe", quoi... mais de la part d’une peau c’est pas très distingué de glander, et d’ailleurs ça se voit. Remarquez au passage que la peau qui, chez les hommes, soutient les glandes, est pas mal détendue aussi. Le poids des responsabilités, sans doute.

Au final, à force de ne rien glander au soleil, la peau de Bardot a pris 30 ans en 10, comme l’attestent ces photos avant/après, qui confirment que BB, qui ne reconnaissait autrefois personne "en Harley Davidson", est maintenant tout juste reconnaissable elle-même, comme la grand-mère moyenne à côté des photos de son mariage.
Si cet exemple de vieillissement prématuré des tissus cellulaires photosensibles 200 iso du visage est largement connu, ce n’est pas le plus terrible. Jusqu’ici les dermatologues ont préféré ne pas alarmer la population mais comme je ne suis pas dermatologue, je m’en fous et je balance ! Voici donc le cas clinique qui a donné son nom au terrible... syndrome Yoda... brrrr.
Yoda, le maître Jedi bien connu, n’a pas toujours été vert et plus large que haut. Il fut aussi jeune, sportif, et même client d’un salon de coiffure où une jeune stagiaire, Paula Mentable... heu pardon, je m’égare. Le jour où Yoda a quitté sa planète pour aller donner des coups de sabre laser dans des droides bêtes et méchants, il a subit une transformation que les Power Rangers auraient trouvé limite ridicule, c’est dire. À cette époque où la technologie anti-UV était très peu développée, les vitres de son vaisseau spatial en kit n’offraient pas la moindre protection, et Yoda a pris des coups de soleil pratiquement insupportables. Lui les a supportés, c’est vrai, d’abord parce que la force était avec lui, et aussi parce qu’il s’agissait de coups de Cassiopée, l’étoile locale. Donc bon, c’est pas pareil.
Bien qu’il n’aie jamais franchement ressemblé à Brigitte Bardot, Yoda a aussi vu sa peau se détendre. Mais il ne s’agissait encore que de la première phase du syndrome, puisque son épiderme s’est ensuite décomposé à même son visage, avant de tomber en lambeaux pour laisser la place à des croutes vertes, épaisses et boursouflées, qu’il porte encore. Il ne lui a fallu que 3 mois de voyage intersidéral pour passer de "l’avant" à "l’après".

Ce syndrome Yoda qui a gâché sa jeunesse, personne n’en est complètement à l’abri. Un dernier exemple : le père Fourras n’a que 32 ans, son apparence de vieillard fatigué est en fait due à tous ces étés qu’il a passés en débitant des conneries dans une serre minuscule, 50 mètres au-dessus de la mer. La réverbération a fait son oeuvre.
Ces expériences malheureuses nous apprennent, et ce sera la pensée du jour, qu’il ne faut pas partir en randonnée sans un pot de crème stellaire.